Lors d’un briefing de presse tenu mercredi, le nouveau ministre de la Justice de la République Démocratique du Congo, Guillaume Ngefa a exposé ses priorités annonçant une offensive contre une « mafia bien organisée » au sein du système judiciaire.
Dans son intervention au cours de cet exercice de redevabilité co-animé avec le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, le nouveau Garde des Sceaux de la République a placé la lutte contre la corruption au cœur de son mandat.
Cet ancien fonctionnaire du système des Nations Unies a relevé la prévalence des cas de corruption, les déficits dans les normes administratives et les conditions carcérales qui entravent la mise en place d’une justice « indépendante et crédible » voulue par le Président de la République, Félix Tshisekedi.
« Mon rôle politique qui s’inscrit dans la politique du gouvernement est de lutter d’abord contre la corruption. La corruption est vraiment une priorité », a-t-il martelé.
Se basant sur des échanges avec le Conseil supérieur de la magistrature, le successeur de Constant Mutamba dit avoir pris conscience de l’ampleur de la corruption au sein de la magistrature, impliquant non seulement les magistrats, mais également l’ensemble de la chaîne judiciaire, incluant avocats, greffiers et huissiers. Nonobstant des sanctions déjà appliquées, Guillaume Ngefa a réaffirmé la nécessité d’intensifier davantage pour lutter efficacement contre ce fléau.
Mis à part la lutte contre la corruption, cet ancien activiste des droits et humains a évoqué la nécessité de renforcer l’État de droit. Il a préconisé une meilleure répartition des infrastructures judiciaires et pénitentiaires à travers le pays, afin de répondre aux besoins d’un territoire désormais divisé en 26 provinces.
« Lorsqu’il y a des erreurs judiciaires, nous avons préparé une cartographie qui identifie les besoins en matière de justice. Les infrastructures actuelles ne correspondent plus aux exigences des nouvelles provinces créées », a-t-il ajouté.














































