Le Président de la République, Félix Tshisekedi a appelé le gouvernement à prendre des mesures urgentes à la suite de l’arrêt immédiat, depuis le début de l’année en cours, du financement de plusieurs partenaires internationaux dans divers secteurs sociaux.
Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’État a indiqué que cette interruption soudaine de ressources extérieures compromet la continuité des services publics essentiels, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation, de l’eau, de l’assainissement, de l’environnement, ainsi que de l’agriculture.
« Si cette situation n’est pas rapidement et efficacement prise en charge, elle risque d’aggraver une crise humanitaire déjà préoccupante, en multipliant les vulnérabilités au sein de notre population, avec des répercussions profondes sur le tissu social, la stabilité communautaire et les perspectives de développement durable », a averti le Président Tshisekedi .
Face à cette urgence, il a instruit les membres du gouvernement en charge des secteurs concernés, sous la coordination de la Première ministre, Judith Suminwa, de mener une analyse « rigoureuse et exhaustive » de la dépendance actuelle de secteurs stratégiques aux financements extérieurs, en particulier dans la santé, l’éducation, l’eau, l’assainissement et l’agriculture.
Cette évaluation devra déboucher sur la formulation de mesures correctives « concrètes et adaptées » en vue d’atténuer les effets négatifs de cette rupture de financement.
Dans cette dynamique, Tshisekedi a engagé le gouvernement Suminwa d’élaborer d’un plan national de transition « structuré et réaliste » permettant d’assurer la continuité des services essentiels à la population. Celui-ci devra intégrer des mesures d’urgence à court terme, mais également des actions durables visant à renforcer la résilience de systèmes éducatif et sanitaire en portant une attention particulière aux aspects tels que les ressources humaines, infrastructures, équipements, approvisionnement en médicaments, accessibilité et qualité des services.
De plus, le gouvernement devra procéder à une révision stratégique de priorités nationales en réajustant les plans sectoriels et les cadres d’investissement.
« Cette reprogrammation devra reposer sur une vision concertée, inclusive et prospective intégrant des mécanismes de financement innovants, mobilisant les ressources nationales et explorant des partenariats alternatifs », a préconisé Félix Tshisekedi tout en insistant sur la refonte de la politique nationale de l’aide au développement, indispensable pour garantir une meilleure souveraineté budgétaire et une efficacité accrue de l’action publique.
Un rapport sur la mise en œuvre de ces recommandations, assorti d’un calendrier d’actions et d’indicateurs de suivi, est attendu dans les 30 jours.
De retour à la Maison Blanche, le Président américain Donald Trump a suspendu l’aide américaine au développement et a décidé de fermer l’USAID, la principale agence gouvernementale américaine responsable de l’aide étrangère.
L’administration Trump a déclaré mercredi 27 février qu’elle éliminait plus de 90 % des contrats d’aide étrangère de l’Agence américaine pour le développement international et 60 milliards de dollars d’aide globale dans le monde, ce qui met des chiffres sur ses plans pour éliminer la majorité de l’aide américaine au développement et humanitaire à l’étranger.
Donald Trump et son allié Elon Musk ont frappé l’aide étrangère plus durement dans leur volonté de réduire la taille du gouvernement fédéral. Les deux hommes disent que les projets de l’USAID font avancer un programme libéral et sont un gaspillage d’argent.
Le gel du financement a arrêté des milliers de programmes financés par les États-Unis à l’étranger, et l’administration et les équipes du ministère de l’efficacité gouvernementale de Musk ont retiré la majorité du personnel de l’USAID du travail par le biais de congés forcés et de licenciements.
Trump a clairement indiqué qu’il voulait que les dépenses à l’étranger soient étroitement alignées sur son approche « America First » et que le secteur du développement international se prépare à un effet profond sur les programmes humanitaires à travers le monde
Les États-Unis sont de loin le plus grand donateur de la RDC, avec environ 1 milliard de dollars d’aide humanitaire et bilatérale par an. Au cours des dix dernières années, l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID) a fourni plus de 6 milliards de dollars d’assistance humanitaire et de développement à la RDC.
En tant que plus grand donateur bilatéral, travaillant dans 25 des 26 provinces de la RDC, l’USAID fait progresser la santé et l’éducation, protège l’environnement, fournit une aide humanitaire vitale, soutient une croissance économique qui profite à tous les citoyens, en particulier aux groupes marginalisés, et encourage les institutions publiques à mieux répondre aux besoins des citoyens.















































