La coalition « Congo N’est Pas à Vendre » (CNPAV) a salué la décision de l’Agence de Pilotage et de Suivi des Conventions (APCSC) de lancer un audit technique et financier de la convention sino-congolaise (SICOMINES).
Depuis plus de dix ans, en effet, cette coalition d’organisations internationales et nationales dénonce « le déséquilibre et l’opacité » entourant ce vaste projet minerais de la RDC en échange des infrastructures avec un groupe d’entreprises chinoises.
Pour le CNPAV, l’audit couvrant toutes les dimensions minières, énergétiques, infrastructurelles et fiscales de ce « contrat du siècle » est une avancée significative dans ce combat de lutte contre la corruption.
Nonobstant, ce consortium prévient que cette démarche doit se traduire par des mesures concrètes. Selon le CNPAV, l’audit n’a de sens que s’il est suivi d’enquêtes judiciaires visant à identifier et traduire en justice les responsables de détournements.
Dans la foulée, le CNPAV dénonce l’opacité entourant le processus d’acquisition de licence et le développement de Busanga.
« L’opacité et le risque de corruption ayant entouré la négociation de la convention, le financement des infrastructures, l’acquisition de licence et le développement de Busanga devra également être examinée. Ceci inclut le paiement des 22,5 millions USD de jetons de présence aux membres de la précédente commission de renégociation », indique un communiqué de l’organisation.
Le CNPAV se déclare prêt à participer aux discussions prévues avec la société civile et les autorités compétentes pour garantir que cet audit soit véritablement utile.
« Nous soumettrons à cette occasion les commentaires sur les conclusions de nos analyses détaillées sur le projet minier SICOMINES; le développement des infrastructures ;le projet hydroélectrique de Busanga et sur l’avenant 5 », ajoute la même source.
En outre, la coalition insiste pour que cet audit utilise des standards internationaux en matière de transparence, notamment ceux de l’Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE).
« L’audit ne doit pas être une simple formalité administrative, mais le point de départ d’un réel rééquilibrage des intérêts pour que le peuple congolais bénéficie enfin de ses richesses », a martelé Jean-Claude Mputu, porte-parole du CNPAV.
Afin de garantir l’indépendance et transparence durant tout le processus, le CNPAV plaide pour la prise en charge du coût de l’audit par le trésor public, et non par le projet SICOMINES lui-même.




















































