La ministre de la Recherche scientifique et des Innovations, Marie-Thérèse Sombo Ayanne, a annoncé la participation de la RDC au deuxième Sommet Mondial sur l’énergie nucléaire prévu ce mardi 10 mars à Paris, France.
Organisé en collaboration avec l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique (AIEA), ce sommet abordera le rôle du nucléaire face aux défis climatiques, énergétiques et industriels mondiaux.
Dans un contexte marqué par la hausse des besoins en électricité et par l’accélération des stratégies de décarbonation, ce sommet entend s’imposer comme un cadre politique de référence pour le développement du nucléaire civil, en complément des enceintes techniques de l’AIEA et en amont de plusieurs échéances internationales prévues en 2026, dont la conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.
Selon Paris, la rencontre sera l’occasion de réaffirmer le rôle du nucléaire dans la sécurité énergétique, la transition vers une électricité bas-carbone et le développement industriel, notamment en Europe.
En prélude à cet événement, qui rassemblera plus de 60 Chefs d’État, de gouvernement, responsables d’organisations internationales, institutions financières, industriels et experts, la ministre Sombo a souligné l’importance de réaffirmer la position de la RDC en tant qu’acteur historique et crédible du nucléaire civil en Afrique.
Elle a également appelé à l’élaboration de stratégies pour attirer des partenariats stratégiques et des financements internationaux, afin de moderniser et relancer les infrastructures nucléaires qui sont abandonnées depuis plusieurs années.
De plus, Kinshasa entend renforcer la sûreté et la sécurité nucléaires conformément aux standards de l’AIEA, et éviter toute marginalisation dans le cadre de la recomposition du leadership régional.
La République démocratique du Congo abrite d’importantes réserves d’uranium, matière première essentielle à la fabrication d’énergie nucléaire.
Historiquement, le site de Shinkolobwe dans la province du Haut-Katanga a même fourni l’uranium utilisé dans le cadre du tristement célèbre projet Manhattan durant la Seconde Guerre mondiale pour la fabrication des premières armes nucléaires.
Le dispose d’un centre de recherche nucléaire vieux de plus de 60 ans. Le Centre Régional d’Études Nucléaires de Kinshasa (CREN-K), situé sur le site de l’Université de Kinshasa, est le premier réacteur nucléaire de recherche d’Afrique, inauguré en 1959.
Toutefois, ce centre exploitant le réacteur TRICO II (1 MW) depuis 1973 est à l’arrêt depuis 1994 faute de moyen.




















































