L’étau se resserre autour de Jean-Paul Mboma Muyuyu, Inspecteur Général du Travail.
Suspendu par le Vice-Premier ministre et ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, conformément aux dispositions légales relatives au Statut des Agents de carrière des services publics de l’État, Mboma est désormais déclaré persona non grata et interdit d’accéder aux bureaux de l’Inspection Générale du Travail (IGT), situés dans l’enceinte du bâtiment de Kimpoko, à proximité du siège administratif de la CNSS, sur le boulevard du 30 juin à Kinshasa.
Outre cette suspension, Mboma Muyuku est également interdit d’engager l’Inspection Générale du Travail, d’initier, de négocier ou de signer des correspondances, ainsi que de faciliter toute démarche liée aux attributions, dossiers, missions, inspections, avis, décisions ou engagements de l’IGT.
À cet égard, le ministre du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, a appelé les entreprises, institutions et partenaires à ne pas traiter avec l’intéressé sur toute question relative à l’IGT.
« Désormais, seules les communications et démarches émanant des autorités régulièrement habilitées, dûment signées, cachetées et référencées, font foi », a affirmé le ministre du Travail.
Il a par ailleurs instruit le Secrétaire Général à l’Emploi et au Travail, en sa qualité de responsable du site abritant l’IGT, de prendre sans délai les mesures de sécurité et conservatoires nécessaires.
Ces mesures incluent, entre autres, le renforcement du contrôle d’accès aux bureaux de l’IGT, l’affichage de cette interdiction aux points d’entrée, ainsi que la notification de tous les services concernés.
« Le présent communiqué entre en vigueur immédiatement et demeure applicable jusqu’à nouvel ordre. Toute violation des présentes dispositions expose son auteur aux mesures administratives et, le cas échéant, aux poursuites prévues par les textes en vigueur », a-t-il souligné.
Jean-Paul Mboma Muyuku, matricule 726-180, grade Secrétaire Général, Inspecteur Général du Travail, a été suspendu de toutes ses fonctions au sein de l’administration publique avec effet immédiat, cinq jours seulement après son installation. Il lui est reproché d’avoir proféré des propos jugés « discriminatoires, divisionnistes et régionalistes » à l’encontre des fonctionnaires originaires du Grand Katanga.




















































