Le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba a présenté un bilan reluisant de ses premières 16 mois de son mandat à la tête de la capitale de la République démocratique du Congo.
Lors d’une interview sur Radio Top Congo, l’autorité urbaine a fait le point des progrès réalisés en matière d’infrastructures routières et les défis liés à l’insalubrité publique.
Durant son intervention, le chef de l’exécutif provincial a affirmé que 120 kilomètres de routes ont été livrés, dont 105 kilomètres déjà achevés.
« Les travaux routiers déjà achevés dans la ville de Kinshasa représentent 105 km de routes. C’est l’équivalent de plusieurs avenues que je ne peux même pas compter. En moins de 16 mois, nous avons livré 120 km de routes. Nous faisons plus avec moins d’argent », a-t-il déclaré.
Le gouverneur n’a pas raté le coche pour critiquer la gestion de son prédécesseur, Gentiny Ngobila Mbaka, évoquant les 450 millions de dollars américains versés sans résultats « tangibles » en matière de construction routière.
« Aucun gouvernement provincial de Kinshasa n’a jamais réussi à construire des routes avec ses propres ressources; nous devons toujours recourir à l’aide du gouvernement central », a-t-il précisé.
En ce qui concerne l’insalubrité, le gouverneur a fait état d’une stratégie pour contrer les inondations qui touchent la capitale particulièrement les grandes artères.
Il a indiqué que le taux d’exécution des travaux de curage et nettoyage des gouttières a atteint plus de 79 % du nettoyage. Selon lui, ces travaux ont réduit considérablement le temps de débit d’eau.
« Devant la mairie, c’est un problème complexe pour lequel une solution est actuellement recherchée. Kinshasa a été construite pour 400.000 habitants et aujourd’hui, nous sommes environ 20 millions d’habitants. Tous les systèmes de drainage sont bloqués. Le travail méthodique est nécessaire, avec des études méthodiques. La plupart des collecteurs n’ont pas été nettoyés depuis plus de 40 ans », a relevé Daniel Bumba tout en reconnaissant que le nettoyage systémique nécessaire devait s’accompagner d’une éducation citoyenne.
Répondant aux accusations de détournement de fonds destinés à l’assainissement, l’autorité urbaine a clarifié que l’hôtel de ville n’avait reçu que 21 millions de dollars, et non les 96 millions évoqués par certains médias.
« Les conditions insalubres à Kinshasa sont un problème vieux de quatre décennies. Nous sommes en train de trouver des solutions, notamment avec la récupération du site de la décharge de Mpasa, et aujourd’hui nous en ajoutons une autre à Luzizila. Après les inondations des 4 et 5 avril, je dirais que Kinshasa n’a pas reçu les 96 millions annoncés. Nous avons plutôt reçu 21 millions, et 14 millions ont été utilisés, en particulier pour l’entretien des routes. Les 7 millions restants sont sur le compte du trésor public », a-t-il précisé.
Le gouverneur a également mis en exergue la problématique des déchets à Kinshasa. Il a relevé que plus de 17 000 tonnes sont produites chaque jour.
« Kinshasa génère actuellement 17 000 tonnes de déchets par jour. Cela vient des entreprises et des industries. La plupart sont des déchets ménagers. Nous avons besoin de solutions structurelles. Nous devons également sensibiliser le public. L’élimination des déchets coûte 1,7 million de dollars par jour. C’est 100 dollars la tonne. Mais nous produisons 17 000 tonnes de déchets par jour. C’est environ 50 millions de dollars par mois », a-t-il conclu.




















































