Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo (AFC-M23) ont convenu d’établir un mécanisme d’échange de prisonniers. Cette entente, annoncée par Massad Boulos, conseiller principal du président américain Donald Trump, marque une étape importante dans la désescalade des tensions dans l’est du pays.
« Nous félicitons la signature du mécanisme d’échange de prisonniers par le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, une étape cruciale vers la désescalade des hostilités et la promotion de la paix dans l’est de la RDC », a déclaré Boulos sur ses réseaux sociaux. Cet accord intervient dans un contexte de conflit persistant, où la violence et les tensions entre les forces gouvernementales et les groupes rebelles continuent de faire des ravages.
Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) jouera un rôle central en tant qu’intermédiaire neutre, facilitant l’identification, la vérification et la libération sécurisée des détenus des deux parties. Cette initiative a été saluée par Boulos, qui a également exprimé sa reconnaissance pour le soutien du Qatar dans ce processus.
En juillet dernier, l’AFC-M23 avait soumis au gouvernement une liste de près de 700 personnes prétendument détenues à Kinshasa, dont des figures clés du mouvement, telles qu’Eric Nkuba et Ruttens Baseane Nangaa, incarcérés à la prison militaire de Ndolo. Tandis que la Haute cour militaire a confirmé la peine de mort pour 26 membres de l’AFC-M23, le gouvernement n’a pas divulgué de détails sur les prisonniers qu’il détient.
Des militaires et policiers congolais, ainsi que des agents des services de renseignement, sont également retenus par l’AFC-M23 depuis la chute de Goma, Bukavu et d’autres entités aux Kivus.




















































