Le vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito, et son homologue de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau ont échangé sur les priorités essentielles pour la Fonction publique, secteur important du budget national.
Le VPM Lihau qui n’avait pas participé aux consultations ministérielles du début du mois, a souligné l’importance d’une collaboration étroite entre ses services et ceux du Budget.
« La fonction publique joue un rôle pivot dans la gestion de l’État », a-t-il déclaré mettant en avant le fait que cette branche consomme une part significative des crédits budgétaires.
Les deux ministres ont convenu que les réformes entreprises ces dernières années, sous l’égide du Président de la République, visent à rationaliser la gestion des ressources humaines et à maîtriser la masse salariale.
« Les réformes que nous avons implémentées depuis quelques années, sous l’impulsion du Président de la République, et qui visent à rationaliser la gestion des ressources humaines de l’État, mais aussi à maîtriser les effectifs au sein de la fonction publique et de la masse salariale, contribuent évidemment à ce que nous puissions améliorer la qualité de la dépense, mais aussi à booster les recettes dans notre pays. On ne peut pas booster les recettes budgétaires dans notre pays sans l’apport des agents et fonctionnaires de l’État. Donc, il y a comme une sorte d’obligation de collaboration entre le ministère de la Fonction publique et le ministère du Budget. Nous sommes deux ministères siamois. L’un ne peut pas avancer sans l’autre », a martelé le patron de l’administration publique congolaise insistant sur l’interdépendance entre les deux ministères.

Le VPM Lihau a exprimé sa confiance dans la poursuite de cette collaboration, soulignant l’expertise d’Adolphe Muzito, ancien Premier ministre et inspecteur des finances.
« Nous avons aujourd’hui la chance d’avoir un homme d’expérience, un ancien Premier ministre, mais aussi un ancien haut fonctionnaire, inspecteur des finances. Nous avons beaucoup à apprendre de lui en termes de conseils, en termes de stratégie. Nous allons continuer, parce que c’est ensemble avec lui et le ministre des Finances que nous allons proposer dans la semaine qui vient une nouvelle politique salariale, qui va finalement nous aider à éradiquer les disparités qui gangrènent aujourd’hui nos administrations entre Kinshasa et les provinces », a-t-il annoncé, affirmant que l’équité et la justice sociale seraient au cœur de cette modernisation.
Cette séance de travail s’est tenue en prévision de la session parlementaire de septembre dédiée à l’examen et à l’adoption du projet de loi de finances pour 2026.




















































