Le professeur Noël Tshiani Muadiamvita, deux fois candidat à la présidentielle en République démocratique Congo s’est insurgé contre les pratiques des banques étrangères implantées au pays vis-à-vis de leurs clients congolais.
En effet, s’appuyant sur son expertise dans le secteur, cet économiste chevronné, ancien haut fonctionnaire international à la Banque Mondiale de Washington, chef de mission en charge du secteur financier et privé et directeur Résident de cette institution de Bretton Woods en Afrique affirme que les charges et les frais bancaires en RDC sont tout simplement « exorbitants ».
Noël Tshiani estime que les banques étrangères « abusent » de leurs clients congolais sans pitié.
« Les charges, frais et commissions que les banques prennent sur les comptes de leurs clients sont exorbitants et n’existent nulle part sauf en RDC », a-t-il argué.
« Par exemple, un client fait un dépôt d’argent dans son compte d’épargne dans une banque à Kinshasa. S’il veut transférer cet argent à son compte dans une autre banque dans la même ville en RDC, ce transfert lui coûtera 1% du montant transféré. Si le transfert est de un million de dollars, les frais de transfert reviennent à dix mille dollars. Ailleurs ce transfert coûterait moins de 20 dollars. Si le client veut simplement retirer 3.600 dollars cash de son compte d’épargne, ce retrait lui coûterait cinquante dollars. Ailleurs, ce retrait est gratuit », a déclaré Noël Tshiani.
Cet économiste international et auteur Plan marshall pour la République démocratique du Congo s’est en outre, interrogé sur le rôle de la Banque Centrale, autorité monétaire en RDC face à ces abus.
« y a-t-il une autorité monétaire en RDC pour protéger les Congolais de ces abus des banques commerciales étrangères? Pourquoi la Banque Centrale du Congo ne dit ou ne fait rien à ce sujet? Que faire pour protéger les Congolais ? Chez qui faut-il se plaindre ? Qui peut mettre fin à ces abus ? », s’est-il questionné.
Mis à part le secteur bancaire, les congolais déplorent également la tarification excessive ainsi que les frais de commission exorbitants à l’envoie ou au retrait d’argent, fixés par les réseaux de télécommunication à travers leurs services « Mobile Money » (M-Pesa, Airtel Money, Orange Money et Africel Money).




















































