Glody Ndala Mwananzila, directrice générale du média Eventsrdc.com, a été transférée à la prison centrale de Makala après 48 heures de détention.
Son média déplore les conditions de son arrestation, de sa détention et même de son transfèrement à Makala. Eventsrdc.com souligne que sa directrice générale n’a jamais été confrontée à la partie plaignante, ce qui constitue une violation de ses droits fondamentaux.
Glody Ndala est incarcérée pour avoir autorisé la publication d’une enquête impliquant le docteur Vincent Lokonga. Cette enquête, diffusée le 31 juillet par plusieurs médias panafricains, dont Eventsrdc.com, révèle l’implication du docteur Lokonga dans le monnayage des traitements pour des patients atteints de cancer, alors que ces soins devraient être fournis gratuitement par l’État congolais à travers le Programme National de Lutte contre le Cancer (PNLC).
Les circonstances de l’arrestation de Glody Ndaya suscitent de vives inquiétudes. Selon des témoins, elle a été appréhendée sans convocation préalable par des individus en civil, une méthode jugée intimidante et illégale.
Lors de son interrogatoire, Ndaya a fait référence à l’article 104 de l’Ordonnance-Loi n°23/009 du 13 mars 2023, qui garantit la liberté de la presse en République Démocratique du Congo. Cependant, les enquêteurs ont nié l’existence même de cette loi, une ignorance préoccupante de la part d’acteurs censés défendre les droits fondamentaux.
Plusieurs organisations miltant pour la liberté de la presse dénoncent cette arrestation, la qualifiant d’arbitraire et de tentative claire d’intimidation contre le journalisme. Elles expriment leur indignation face à cette violation des droits fondamentaux et soulignent l’importance de protéger la liberté d’expression et le droit à l’information.
La situation de Glody Ndaya, ainsi que celle de nombreux professionnels des médias, soulève des questions sur la liberté de la presse en République Démocratique du Congo, alors que de nombreuses voix s’élèvent pour défendre le droit de s’informer sans crainte de représailles.
Selon un rapport publié par Reporter sans frontières (RSF) à l’occasion de la Journée internationale de la presse, la République Démocratique du Congo occupe la 133ᵉ place sur 180 pays.















































