Le ministre de la Justice, Constant Mutamba, se retrouve au cœur d’une tempête médiatique après la fuite d’un document confidentiel révélant une demande de fonds considérable pour engager des poursuites judiciaires contre l’ancien président Joseph Kabila. Cette affaire intervient alors que la polémique enfle autour d’un projet controversé de construction d’une prison à Kisangani, évalué à 39,9 millions de dollars américains.
Dans ce document, Mutamba sollicite 450.000 dollars américains pour couvrir les frais liés à des accusations graves portées contre Joseph Kabila et ses complices, notamment des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité, et des accusations de haute trahison. Selon le ministre, cette somme est essentielle pour organiser des procès et saisir les biens de l’ancien président.
« Dans le cadre des enquêtes et poursuites judiciaires engagées contre la personne mieux identifiée en concerne et ses complices, pour leur participation directe à l’agression menée par le Rwanda à travers les mouvements terroristes AFC/M23, ainsi que la saisie de l’ensemble de ses biens meubles et immeubles, les procès y relatifs doivent être organisés », indique Mutamba dans sa correspondance authentifiée par un haut responsable au ministère du Budget soulignant que ce fonds devrait assurer le bon déroulement de ces audiences.
Selon la répartition, l’organisation des procès relatifs aux poursuites est chiffrée à 50.000 dollars américains tandis que l’identification de tous les biens meubles et immeubles à Saisir vaut 130.000 dollars américains.
Par ailleurs, il a demandé 70.000 dollars américains pour mener à bien l’opération de collection des faits infractionnels à charge Joseph Kabila et les personnes poursuivies dont l’identité n’a pas été dévoilée.
Pour la communication, Mutamba Tungunga a prévu de payer les chaînes de télévision, les réseaux sociaux, les relayeurs, les influenceurs et les manchettes des journaux. Étant donné que la communication est coûteuse, le cadet de l’équipe gouvernementale a sollicité 50.000 dollars américains.
S’agissant des frais opérationnels pour l’organisation des audiences foraines, Constant Mutamba a soumis un état de besoin de 150.000 dollars américains.
Constant Mutamba, reconnu pour son engagement dans la lutte contre la corruption depuis sa nomination, défend cette démarche comme une nécessité pour garantir la justice. Cependant, la polémique autour de cette demande pourrait entacher sa réputation et celle du gouvernement.
Le scandale qui entoure la demande de Constant Mutamba soulève des questions sur la transparence des actions gouvernementales et la responsabilité des dirigeants face à des accusations graves.




















































