Le Vice-premier ministre du Budget, Adolphe Muzito a appelé à l’engagement tous azimuts de membres de la Commission permanente interministérielle chargée de la rationalisation de la parafiscalité (COPIRAP) pour en faire un levier pour le redressement des finances publiques en RDC.
Lors du lancement officiel de cette initiative conjointe, présidé par la Première ministre Judith Suminwa, Muzito a souligné l’importance de rationaliser les taxes parafiscales pour améliorer la gestion des ressources publiques en RDC. Cette réforme, dit-il, vise à encadrer les finances publiques pour accompagner la croissance économique du pays.
« Les membres de la COPIRAP devront travailler d’arrache-pied pour rationaliser les taxes parafiscales, conformément à l’Arrêté interministériel publié en mai dernier », a déclaré le VPM du Budget.
Le Vice-premier ministre a mis en exergue la prolifération des prélèvements parafiscaux, qui, initialement marginaux, sont devenus quasi généralisés. Cette situation a conduit à une gestion inefficace des finances publiques, affaiblissant l’autorité budgétaire et créant une asymétrie d’informations entre le gouvernement, le Parlement et les entités bénéficiaires.
« Ces prélèvements abusifs dérogent aux contraintes budgétaires et limitent notre marge de manœuvre » a-t-il déclaré.
Face à ces maux qui minent les finances publiques, Adolphe Muzito a insisté sur le fait que la rationalisation de la parafiscalité est une priorité stratégique pour le gouvernement.
En conséquence, il a exhorté les membres de la COPIRAP à s’engager pleinement dans cette réforme exigeante mais nécessaire.
« Nous avons besoin d’une gestion plus cohérente et efficace des ressources pour répondre aux priorités budgétaires du pays », a-t-il conclu.
L’argentier de la RDC, Doudou Fwamba a souligné que cette initiative contribuera à l’assainissement des ressources publiques en limitant la prolifération des taxes parafiscales, qui comprennent actuellement plus de 240 organismes bénéficiaires et plus d’un millier d’actes en vigueur.
«Actuellement, on recense plus de 240 organismes bénéficiaires et plus d’un millier d’actes parafiscaux. Cette diversité complique le climat des affaires et diminue la compétitivité de notre économie. La COPIRAP devra fournir des réponses précises et durables à cette problématique », a-t-il martelé.
Les activités de la COPIRAP incluront principalement le redressement des finances publiques, l’encadrement du financement sectoriel ainsi que le gel de nouveaux prélèvements parafiscaux.















































