Face à la recrudescence du banditisme dans la capitale, le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a dévoilé une série de mesures visant à renforcer la lutte contre le crime organisé, les « faux » enlèvements et les braquages.
Selon le chef de la Territoriale, ces mesures adoptées à l’issue d’une réunion de sécurité rassemblant les responsables des services civils, policiers et militaires entendent répondre de manière « drastique » à la montée de la criminalité dans la capitale.
Renforcement des interpellations contre les « simulations » d’enlèvement
La première mesure concerne l’intensification des interpellations menées par le Groupe de lutte contre la criminalité et les stupéfiants du Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) de Kinshasa.
Jacquemain Shabani précise que les forces de l’ordre vont cibler en priorité les auteurs des simulations d’enlèvement pratiques qui, selon lui, alimentent l’insécurité et la psychose dans plusieurs quartiers.
Poursuite et extension de l’opération Ndobo
Le ministre a également annoncé la poursuite de l’opération Ndobo, avec l’organisation de patrouilles mixtes PNC-FARDC, diurnes et nocturnes.
Ces patrouilles, a-t-il expliqué, visent spécifiquement l’éradication du phénomène des kuluna, ces bandes organisées actives dans divers quartiers de la capitale, à travers le renforcement de la présence sécuritaire sur le terrain.
Réunion interinstitutionnelle sur les braquages et les faux contrôles
Face aux nombreux braquages et aux visites domiciliaires commises par des individus armés, ce membre du gouvernement a annoncé la convocation d’une réunion interinstitutionnelle pour définir des mesures concrètes de prévention et de répression.
Cette réunion abordera les voies et moyens susceptibles d’améliorer la coopération entre services et d’identifier rapidement les responsabilités en cas d’abus.
Contrôle du marché des cartes SIM et réidentification des abonnés
Sur le plan technologique, Shabani envisage de tenir une réunion interservices impliquant le ministère des Postes et Télécommunications, l’Autorité de Régulation de la Poste et des Télécommunications du Congo (ARPTC) et les opérateurs de téléphonie mobile pour statuer sur des mesures de contrôle du marché, dont l’interdiction des ventes de cartes SIM pré-enregistrées et la réidentification des abonnés, afin de compliquer l’usage anonyme des téléphones mobiles par les criminels.














































