Le président Félix Tshisekedi a appelé à l’accélération de la mise en place du cadre institutionnel et les accords de collaboration nécessaires pour débloquer le reste des financements et lancer les travaux.
Lors de la dernière réunion du Conseil des ministres, le Chef de l’Etat a rappelé que depuis le 3 juin 2025, la Banque mondiale a approuvé un crédit d’un milliard de dollars destiné au programme de développement d’Inga III, dont 250 millions sont déjà disponibles pour financer les premières phases du projet.
Dans sa communication, il a réaffirmé la volonté de son pays de tirer parti du potentiel hydraulique exceptionnel d’Inga estimé à quelque 42 000 MW pour faire de la RDC « le poumon énergétique » de l’Afrique.
De son avis, le projet doit désormais sortir du stade des promesses pour soutenir l’industrialisation, favoriser une transition écologique, créer de l’emploi pour les jeunes et garantir une plus grande dignité sociale aux populations.
« Le Grand Inga incarne un choix historique : soutenir l’emploi des jeunes, électrifier durablement le pays, impulser une croissance verte adossée à une industrie minière responsable et affirmer notre leadership énergétique en Afrique », a déclaré le président de République.
Un cadre de gouvernance à finaliser d’urgence
Nonobstant, il a rappelé que l’entrée en vigueur des accords de financement, intervenue le 2 février 2026, conditionne la poursuite des décaissements. À ce titre, il a évoqué la nécessité d’achever au plus vite le cadre de gouvernance du projet.
À cet égard, Félix Tshisekedi a instruit les ministres sectoriels en l’occurrence de l’Industrie, de l’Éducation nationale, de la Formation professionnelle, de l’Environnement, de l’Enseignement supérieur, de l’Emploi, des Mines, et des Ressources hydrauliques et électricité ainsi que les autorités provinciales du Kongo Central de conclure, dans un délai de 60 jours, des protocoles d’accord de collaboration avec l’Agence pour les Développements et la Promotion du projet Grand Inga (ADP-RDC), l’organisme placé sous l’autorité présidentielle et chargé de piloter le dossier.
Après leur signature sous la supervision de la Première ministre Judith Suminwa, ils ont été appelés à transmettre les copies aux bailleurs au plus tard le 3 avril 2026.
Parallèlement, le gouvernement est appelé à examiner le projet de loi INGA au sein de ses commissions compétentes, en vue d’une adoption annoncée lors d’un prochain Conseil des ministres fixé au 27 mars puis d’une transmission au Parlement au plus tard le 31 mars 2026.
« Ces textes constituent un préalable déterminant à la mobilisation du soutien financier convenu avec la Banque mondiale », a-t-il insisté.
Les précédentes tentatives de développement d’Inga ont buté sur des blocages financiers, juridiques et politiques.















































