La ville de Kinshasa, capitale congolaise, fait face à un risque de pénurie de carburant. Depuis la fin du week-end, plusieurs stations‑service ont fermé leurs portes et d’autres n’assurent qu’un approvisionnement restreint.
Les opérateurs pétroliers évoquent une rupture de stocks comme explication principale suite à la crise au Moyen-Orient qui a conduit à la fermeture par l’Iran du détroit d’Ormuz par lequel transitent jusqu’à 20% des approvisionnements mondiaux en produits pétroliers.
Le gouvernement, de son côté, maintient qu’il dispose de réserves suffisantes pour subvenir aux besoins nationaux jusqu’au mois de juin.
Lors de la 82e réunion du Conseil des ministres tenue le 13 mars 2026, la ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola a affirmé que la situation actuelle de la distribution de produits pétroliers reste « globalement maîtrisée » précisant que plusieurs navires transportant des cargaisons de carburant sont attendus dans les prochaines semaines.
« Le stock disponible permet d’assurer la couverture des besoins du pays jusqu’au mois de juin, tandis que plusieurs navires transportant des cargaisons sont attendus dans les prochaines semaines afin de renforcer le niveau de stockage et de garantir la continuité de la distribution sur le marché intérieur », a-t-elle déclaré .
La ministre Bandubola a également présenté une analyse de l’impact potentiel de la fermeture du Détroit d’Ormuz et le Canal de Suez, sur l’approvisionnement du pays en produits pétroliers.
Ces deux corridors maritimes, a-t-elle indiqué, concentrent une part importante du transit mondial de pétrole : près de 20 % de la consommation pétrolière quotidienne mondiale passe par le détroit d’Ormuz, tandis qu’environ 10 % transite par le canal de Suez.
Leur fermeture, dans un contexte de tensions sécuritaires persistantes au Moyen-Orient, perturbe les circuits d’approvisionnement internationaux et accentue la volatilité des marchés.
Face à cette situation, Acacia Bandubola a présenté une série de mesures d’atténuation à court, moyen et long termes visant principalement à préserver le système d’approvisionnement national en produits pétroliers, tout en limitant les effets potentiels de la hausse du prix moyen frontière sur les prix à la pompe.
Ces mesures devraient également contribuer à renforcer le niveau des stocks stratégiques et à maintenir la stabilité du marché intérieur, tout en préservant l’équilibre budgétaire de l’État face aux répercussions de la crise énergétique internationale.
Nonobstant, des hausses de prix ont été constatées dans les provinces du Katanga et du Kasaï principales zones d’approvisionnement sud, le tarif passant de 1,60 USD à 2,08 USD le litre.
À Kinshasa, les automobilistes se pressent devant les stations, provoquant de longues files d’attente.















































