Alors que le gouvernement congolais et l’administration américaine s’apprêtent à conclure un accord sur les minerais stratégiques congolais, le Président de la République, Félix Tshisekedi a dénoncé une campagne orchestrée contre la souverain économique.
Dans son discours à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, Félix Tshisekedi a balayé d’un revers de la main les allégations, principalement de l’opposition, l’accusant de bradage des ressources naturelles de la RDC aux États Unis d’Amérique et leur cogestion avec le Rwanda, dans le cadre de l’intégration économique régionale, au nom de la promotion de la paix dans l’Est du pays.
Pour Tshisekedi, le partenariat avec Washington vise plutôt à valoriser les minerais que regorge le sous-sol congolais.
« Je ne peux passer sous silence les nombreuses manipulations médiatiques autour du partenariat stratégique en cours de finalisation entre la République Démocratique du Congo et les États-Unis d’Amérique, concernant la valorisation de nos minerais critiques. Certains discours, parfois relayés sans vérification par une partie de la presse, évoquent à tort un prétendu bradage de nos ressources naturelles. Ces allégations sont non seulement infondées, mais relèvent souvent de campagnes orchestrées pour affaiblir notre souveraineté économique et miner les efforts de repositionnement stratégique de notre pays sur la scène mondiale », a pesté Félix Tshisekedi devant un parterre de professionnels de médias.
Le Chef de l’Etat a réaffirmé sa détermination de défendre les intérêts de la RDC dans toutes les discussions.
« Je tiens ici, devant vous, à réaffirmer solennellement ce que j’ai toujours défendu : jamais je ne braderai les richesses de la République Démocratique du Congo. J’en ai fait le serment devant la Nation, et je m’y tiendrai jusqu’au bout », a-t-il martelé.
Dans ce contexte, Tshisekedi a invité les journalistes à la responsabilité, la rigueur, l’éthique, la loyauté et au respect des règles liées au traitement de l’information.
« J’en appelle donc à la conscience des journalistes : dans un contexte aussi sensible, votre responsabilité est immense. Veillez à toujours croiser vos sources, à vous rapprocher des canaux officiels d’information, et à ne jamais vous faire, même involontairement, les relais des ennemis de la Patrie. La liberté d’informer est sacrée, mais elle exige, plus que jamais, rigueur, éthique et loyauté envers la vérité et l’intérêt supérieur de notre Peuple », a conclu le locataire du Palais de la Nation.
Secouée par l’insécurité dans sa partie orientale, la RDC a proposé aux USA, une coopération bilatérale axée sur les minerais stratégiques congolais en échange d’un soutien militaire américain pour faire face à ce conflit armé qui dure depuis plus de trente (30) ans. Ce deal a des similitudes avec le contrat chinois basé sur le format « minerais contre infrastructures ». Il inclut également un investissement massif dans les infrastructures congolaises, évalué à près de 500 milliards de dollars sur quinze ans.
Ladite proposition contient 4 points à savoir :
Primo; l’accès aux minéraux stratégiques
Il s’agira d’accorder aux entreprises américaines des droits d’extraction et d’exportation pour assurer une chaîne d’approvisionnement stable et directe pour les secteurs de la défense et de la technologie.
Secundo: le développement du port d’eau profonde de Banana
La RDC propose d’accorder un contrôle opérationnel aux entreprises américaines, assurant ainsi la surveillance américaine d’un important centre africain d’exportation de minerais.
Tertio: création d’un stock minéral stratégique commun
Le gouvernement de la RDC est prêt à travailler avec les États-Unis pour développer un stock stratégique de minéraux congolais, améliorant ainsi la résilience économique et sécuritaire des États-Unis.
Quarto: le renforcement de la coopération militaire
Ce point consistera à :
- Former et équiper les forces armées congolaises pour protéger les routes d’approvisionnement en minéraux des groupes militants soutenus par l’étranger.
- Accorder aux États-Unis l’accès aux bases militaires dans des zones clés pour protéger les ressources stratégiques.
- Remplacer les opérations de maintien de la paix inefficaces de l’ONU par une coopération directe en matière de sécurité entre les États-Unis d’Amérique et la RDC.















































