Le gouvernement congolais a assuré la population, lundi, qu’il n’existe pas de pénurie de carburant sur l’ensemble du territoire national, malgré les longues files d’attente observées dans certaines stations-service à Kinshasa.
A l’issue d’une visite des installations de SEP Congo ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola a indiqué que les stocks de produits pétroliers (essence, gasoil et kérosène) sont disponibles et que les opérations d’importation sont en cours.
Elle a précisé que la structure chargée des questions d’importation et de distribution a repris ses activités et que les approvisionnements, y compris vers les installations de Moanda, se déroulent « en conformité ».
Selon la ministre, les tensions constatées sur le terrain ne résultent pas d’un manque de carburant mais d’un « déséquilibre sur le plan économique, logistique et fiscal ».
« Il faut une forme de réajustement sur ce point. Les questions sur la fluctuation et la régulation des prix à l’intérieur, qui relèvent bien entendu des ministères sectoriels sont en train d’être résolues au niveau de l’ensemble du gouvernement. Nous avons d’ailleurs résolu parce que pour l’instant, les stocks sont très disponibles, que ce soit en essence comme en gasoil. Les stocks sont disponibles et la population doit garder son calme », a-t-elle expliqué.
Pour répondre aux problèmes structurels pesant sur le secteur, le gouvernement a lancé plusieurs initiatives. Parmi elles figurent la construction d’un nouveau pipeline Matadi–Kinshasa d’environ 330 kilomètres et la relance de la raffinerie nationale [Société congolaise des industries et de raffinage (SOCIR S.A)].
« Il y a les centres de stockage dans la zone sud comme dans la zone est, mais aussi dans les zones enclavées. Nous avons pris la question également à bras-le-corps et les solutions idoines sont déjà en cours de traitement. Il y a aussi la question de la relance de la raffinerie. Ce sont des questions qui sont prises en charge de manière structurelle, qui demandent de moyens conséquents. Le gouvernement est dans une forme d’ouverture de partenariats publics-privés avec certains partenaires qui sont intéressés à cette relance de la raffinerie », a-t-elle ajouté.
Créée en 1963, l’entreprise a débuté ses activités en 1968 comme entreprise d’économie mixte. Elle est détenue à parts égales entre l’Etat congolais (50%) et un partenaire privé, la multinationale italienne Eni. SOCIR a capacité de stockage de 160.000 m3. La société ne raffine pas le brut. Elle est cantonnée dans la logistique du carburant (stockage et transport).
Depuis 2022, Félix Tshisekedi a exprimé son souhait de booster cette société , qui d’après lui, devait jouer son rôle non seulement logistique mais surtout celui d’usine de raffinage du pétrole brut, le stockage des carburants et la production des bitumes, en vue d’assurer l’approvisionnement du marché national en produits pétroliers.
Ces projets, a souligné la ministre, nécessitent des investissements importants et font l’objet d’un travail en partenariats public-privé avec des acteurs intéressés.
Ce mardi, la Primature a annoncé des mesures dérogatoires pour anticiper un choc et protéger le pouvoir d’achat des ménages face aux répercussions des tensions internationales sur les marchés pétroliers.
La Première ministre Judith Suminwa a notamment annoncé la suspension temporaire du plafonnement du différentiel de transport pour 45 jours; la réduction de certaines taxes et la suspension de redevances aux frontières, des mesures destinées à garantir un approvisionnement régulier en produits pétroliers ainsi que la mise en place d’un dispositif encadré pour limiter l’impact sur les prix à la pompe.














































