Le centre technique de Vodacom Congo à Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, a été pris d’assaut depuis près d’une semaine par les rebelles du M23, qui ont pris le contrôle du centre de commutation.
En conséquence, la société évoque une intrusion ayant entraîné une perte de supervision sur le réseau. Les utilisateurs de Vodacom dans le Nord et Sud-Kivu se retrouvent ainsi privés de services, y compris des appels téléphoniques, de la messagerie texte (SMS), de l’internet et du système de paiement électronique M-Pesa.
« Nous nous excusons pour ce désagrément qui échappe à notre contrôle. Nos équipes s’efforcent de remédier à la situation dans les plus brefs délais », a déclaré l’entreprise dans son communiqué.
Cette coupure survient à un moment où les banques de la région restent fermées en raison de l’offensive du M23, soutenue par l’armée rwandaise.
Cette décision, en vigueur depuis un an, empêche de nombreuses personnes, notamment les agents et fonctionnaires de l’État, de recevoir leurs salaires, et empêche certains d’accéder à leurs économies.
La suspension des services de mobile money, qui constituaient une alternative pour les transactions financières dans cette région en crise, risque d’aggraver encore davantage une situation économique déjà précaire.
En effet, la mise hors service du service M-Pesa asphyxie les fonctionnaires des territoires occupés par la rébellion dont les salaires sont payés par le gouvernement central par ce moyen électronique.
Au-delà de l’aspect économico-social, des analystes estiment que cette perte de souveraineté numérique et physique de Vodacom dans cette région offre potentiellement à l’occupant l’avantage d’intercepter plus facilement les communications privées.















































